Grand navire pétrolier naviguant en mer

Le trafic visible dans le détroit d’Ormuz reste très inférieur à son niveau habituel en raison du conflit au Moyen-Orient. Seulement dix-sept navires transportant des marchandises ont traversé la zone pendant le week-end observé.

Ce chiffre est inférieur aux trente-sept passages enregistrés une semaine plus tôt. Avant la guerre, la route maritime accueillait en moyenne environ cent vingt-cinq navires par jour.

Le détroit constituait un passage essentiel pour près d’un cinquième du pétrole et du gaz naturel liquéfié consommés dans le monde. Sa perturbation continue donc d’inquiéter les marchés de l’énergie et les compagnies maritimes.

Certaines exportations se poursuivent néanmoins grâce à des pétroliers naviguant avec leurs transpondeurs désactivés. Cette pratique rend les mouvements plus difficiles à suivre et augmente les incertitudes concernant les volumes réellement transportés.

Parmi les navires suivis, le pétrolier Pinios transférait environ deux millions de barils de brut irakien au large de Fujairah. Le pétrole devait ensuite être acheminé vers la Chine par un autre navire.

Les tensions touchent également la mer Rouge et le détroit de Bab el-Mandeb. Les attaques et les risques sécuritaires obligent les producteurs, les négociants et les armateurs à modifier leurs itinéraires.

Une fermeture prolongée ou une nouvelle escalade pourrait accroître les coûts d’assurance, de transport et de carburant. La reprise d’un trafic normal dépendra donc autant de la situation militaire que des efforts diplomatiques dans la région.

Référence

Reuters — Vessels trickle through Strait of Hormuz as Middle East conflict persists, 21 septembre 2026

By Boutard

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