Femmes transportant de l’eau, image d’illustration des risques climatiques

8 novembre 2026 — Près de 90 millions de personnes déplacées de force vivent aujourd’hui dans des pays fortement ou extrêmement exposés aux risques liés au climat, selon un nouveau rapport du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), présenté lors du point de presse de l’ONU à Genève le 6 novembre.

Le document met en évidence l’exposition des réfugiés et des personnes déplacées aux inondations, aux sécheresses et aux vagues de chaleur. Parmi les pays cités figurent notamment l’Éthiopie, le Tchad, le Bangladesh, le Pakistan et le Soudan, où les crises humanitaires se superposent aux vulnérabilités environnementales.

Le déplacement prive souvent les familles des ressources qui leur permettraient de s’adapter : revenus, logement, terres agricoles, réseaux de solidarité et accès régulier aux services essentiels. Les personnes contraintes de fuir deviennent ainsi particulièrement vulnérables aux phénomènes météorologiques extrêmes.

Le rapport attire une attention particulière sur la chaleur en Afrique subsaharienne. D’ici 2050, un tiers des sites d’accueil de réfugiés de la région pourrait connaître jusqu’à 100 jours de chaleur extrême par an. Dans certaines zones d’Éthiopie, cette exposition pourrait dépasser 200 jours annuels.

Les conséquences touchent directement la santé et la protection des populations. Les enfants, les femmes enceintes et les personnes âgées sont particulièrement exposés, tandis que les inondations et l’érosion peuvent endommager les écoles, les centres de formation et les structures sanitaires des camps.

Le HCR rappelle que les solutions doivent associer aide humanitaire et investissements de long terme. Des systèmes d’approvisionnement en eau résistants, des abris adaptés à la chaleur, une agriculture durable et la restauration des écosystèmes peuvent renforcer la résilience des communautés déplacées et des populations qui les accueillent.

À l’approche de la COP31, l’agence appelle les gouvernements et les bailleurs à mieux intégrer les personnes déplacées dans les financements climatiques. Les réfugiés ne doivent pas être considérés uniquement comme des bénéficiaires de l’aide : ils contribuent déjà à développer des solutions locales, mais manquent de moyens pour les étendre.

Photo d’illustration : femmes transportant de l’eau — Ninno JackJr / Unsplash. Image illustrative, non prise dans un camp de réfugiés identifié.

Référence : ONU Genève, 6 novembre 2026 — UN Geneva Press Briefing, présentation par le HCR du rapport sur les risques climatiques touchant les personnes déplacées.

By Boutard

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