4 novembre 2026 — Les pays riches restent très loin des montants nécessaires pour aider les pays en développement à faire face aux conséquences du changement climatique, selon le Rapport 2026 sur l’écart de l’adaptation publié par le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE).
Les besoins annuels sont estimés à environ 305 milliards de dollars, alors que les financements fournis par les pays développés n’ont atteint que 28,2 milliards de dollars en 2024. Cette enveloppe représente une hausse d’un milliard de dollars par rapport à l’année précédente, mais demeure très inférieure aux besoins évalués.
Les pays les plus vulnérables doivent renforcer leur capacité à faire face aux vagues de chaleur, aux sécheresses, aux incendies de forêt et aux inondations. Le rapport souligne que l’adaptation ne peut plus être considérée comme une priorité secondaire face à la multiplication des phénomènes météorologiques extrêmes.
Les négociations climatiques prévues en Turquie du 9 au 20 novembre devront notamment examiner les engagements financiers pris lors des précédentes conférences. À la COP29, les États avaient annoncé un objectif de 300 milliards de dollars par an de financement climatique destiné aux pays en développement.
Un accord visant à tripler les financements consacrés spécifiquement à l’adaptation, pour atteindre 120 milliards de dollars par an d’ici 2035, ne suffirait toutefois pas à combler le déficit. Selon le rapport, les besoins pourraient atteindre 420 milliards de dollars annuels à cette échéance.
Le PNUE appelle à accélérer les investissements dans les infrastructures résilientes et la restauration des écosystèmes. Les banques multilatérales de développement et la coopération financière entre pays du Sud jouent un rôle croissant, mais leur contribution reste insuffisante face à l’ampleur du défi.
Photo : terres asséchées, image d’illustration — Md. Hasanuzzaman Himel / Unsplash.
Source : Reuters, 4 novembre 2026 — Rich countries fall far short on climate adaptation funding, UN says.