New York, 1er novembre 2026. La Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO) se retrouve sans mandat depuis l’expiration de son autorisation, le 31 octobre, après l’échec des négociations au Conseil de sécurité.
Le Conseil n’a pas réussi à adopter deux projets de résolution concurrents présentés par les États-Unis et la Russie. Le texte américain a recueilli onze voix favorables, mais a été bloqué par un veto russe ; le projet russe visant à prolonger le mandat existant a également échoué, après un vote défavorable des États-Unis.
La MINURSO avait été créée en 1991 dans le cadre d’un processus destiné à permettre au peuple du Sahara occidental de se prononcer sur son avenir. Le référendum prévu n’a jamais été organisé et la mission a continué, pendant plus de trois décennies, à remplir des fonctions liées au suivi de la situation sur le terrain.
La fin du mandat ouvre une période d’incertitude concernant la présence des Nations unies, le suivi du cessez-le-feu et les mécanismes de désescalade. Le retrait éventuel du personnel et des équipements doit encore être organisé dans des conditions qui évitent une aggravation des tensions.
Le Maroc a demandé le départ prochain du personnel et du matériel de la mission, tandis que le Front Polisario et plusieurs acteurs régionaux contestent les orientations politiques proposées dans le projet américain. Les désaccords portent notamment sur la base des négociations et sur la place du principe d’autodétermination.
La France a exprimé son inquiétude face aux risques qu’un arrêt brutal de la mission ferait peser sur la stabilité régionale. Plusieurs délégations ont appelé à préserver les conditions d’une solution politique négociée, conformément aux décisions et aux principes des Nations unies.
Références : TV5MONDE, 31 octobre 2026 ; Conseil de sécurité de l’ONU, communiqué SC/16498, 30 octobre 2026.