Ouagadougou, 21 octobre 2026. Le Burkina Faso a approuvé un code pénal révisé qui réintroduit la peine de mort, selon des informations publiées mercredi par des médias citant les décisions des autorités de transition.
Le pays est dirigé par une junte militaire depuis le coup d’État de 2022. Le dirigeant de transition, le capitaine Ibrahim Traoré, avait annoncé l’an dernier son intention de rétablir la peine capitale.
Selon les informations rapportées par Le Monde et l’AFP, la dernière exécution connue au Burkina Faso remonte à 1988. Le retour de la peine de mort marque donc un changement majeur dans le droit pénal du pays.
Amnesty International avait exhorté les autorités à ne pas réintroduire cette sanction, rappelant l’opposition des organisations de défense des droits humains à la peine capitale et les risques d’erreurs judiciaires irréversibles.
La portée concrète de la réforme dépendra de son texte final, de sa promulgation et de son application par les tribunaux. Les observateurs suivront notamment les infractions passibles de cette peine et les garanties accordées aux personnes poursuivies.
Cette décision devrait relancer le débat sur la justice pénale, les droits fondamentaux et les obligations internationales du Burkina Faso. Les organisations de défense des droits humains appellent régulièrement les États à abolir la peine de mort et à protéger les garanties d’un procès équitable.
Sources : Reuters, 21 octobre 2026 ; Le Monde / AFP, archives du 21 octobre 2026.
Photo d’illustration : Mister Paps / Unsplash. L’image représente un bâtiment institutionnel africain et non nécessairement le Parlement burkinabè.