Israël, le Qatar, le Koweït, Bahreïn et le Liban sont notamment concernés par cet assouplissement progressif des restrictions, alors que la guerre avec l’Iran atteint son sixième mois.

Par la rédaction | 30 août 2026


Des diplomates américains et certains membres de leurs familles commencent à regagner plusieurs ambassades des États-Unis au Moyen-Orient, après avoir été évacués au début de la guerre avec l’Iran. Le département d’État a commencé cette semaine à assouplir certaines restrictions, même si la plupart des représentations diplomatiques ne retrouveront pas immédiatement leur fonctionnement habituel.

Des retours au cas par cas

Vendredi, jour où la guerre avec l’Iran a atteint son sixième mois, les ambassades américaines au Qatar, au Koweït et à Bahreïn ont annoncé le retour possible des familles de diplomates. À Bahreïn et au Koweït, cette autorisation ne concerne toutefois que les personnes âgées de plus de 18 ans.

Plus tôt dans la semaine, tous les membres des familles des employés du gouvernement américain en Israël ont reçu le feu vert pour revenir. Au Liban, cette possibilité est accordée aux proches âgés de plus de 21 ans.

Une évolution administrative plutôt que stratégique

Ces mesures ne traduisent pas nécessairement un changement de stratégie de l’administration Trump à l’égard de l’Iran. Washington privilégie désormais davantage la pression économique que les opérations militaires directes. L’évolution actuelle s’explique aussi par les règles administratives qui limitent la durée pendant laquelle les diplomates peuvent rester éloignés de leur poste tout en conservant logement, rémunérations et avantages sociaux.

Selon les règles du département d’État, les postes diplomatiques ne peuvent conserver un statut de « départ ordonné » plus de 180 jours. Une fois cette limite atteinte, s’ils ne sont pas en mesure de revenir à un fonctionnement normal, ils passent en « fonctionnement restreint », avec des plafonds d’effectifs.

Le souvenir des évacuations de mars

En mars, plusieurs ambassades avaient été placées sous régime de « départ ordonné » ou de « départ autorisé », alors que l’Iran ripostait aux frappes américaines et israéliennes en ciblant des intérêts américains, dont des installations diplomatiques et militaires. Le département d’État avait alors ordonné le départ du personnel non essentiel et des familles de Bahrain, d’Irak, de Jordanie, du Koweït, du Qatar, d’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis.

Un nouveau statut de « fonctionnement restreint »

Pour gérer la sortie progressive de ces dispositifs, le département d’État a créé un nouveau statut de « fonctionnement restreint ». Chaque ambassade pourra ainsi décider, au cas par cas, du niveau de personnel nécessaire, du retour des familles et des conditions de rémunération.

Selon le New York Times, citant un document interne, les ambassades en Israël, en Jordanie et à Oman devraient finalement retrouver un personnel complet, tandis que les missions aux Émirats arabes unis, en Arabie saoudite, au Qatar et au Liban seraient initialement plafonnées à 85 % de leurs effectifs. Les postes en Irak, au Koweït et à Bahreïn seraient limités à 75 %.

D’autres changements attendus

Des diplomates et leurs familles avaient été ordonnés de quitter les ambassades dans cinq autres pays de la région au début du conflit, et des changements de statut dans certaines de ces missions étaient également attendus prochainement.


Sources :

  1. Associated Press, « US diplomats, family members begin returning to Mideast embassies », 28 août 2026.
  2. Reuters, « US starts returning staff to Middle East missions after Iran war evacuations, sources say », 25 août 2026.
  3. CNN, « US embassies in the Middle East prepare for extended period of restricted operations », 12 août 2026.

By Boutard

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