Près de 130 chefs d’État et de gouvernement se réunissent cette semaine à New York pour l’Assemblée générale des Nations unies. Les débats s’ouvrent dans un climat marqué par les guerres au Moyen-Orient et en Ukraine, ainsi que par une profonde remise en question du multilatéralisme.
L’organisation mondiale traverse également une période de fragilité financière. Les réductions de contributions américaines et le retrait de Washington de plusieurs organismes ont renforcé les inquiétudes sur la capacité de l’ONU à répondre efficacement aux crises internationales.
Le retour de Donald Trump à la tribune sera particulièrement observé. Sa vision critique de l’organisation contraste avec celle du secrétaire général António Guterres, qui appelle les États à renforcer la coopération internationale plutôt qu’à s’en détourner.
Les risques liés à l’intelligence artificielle occuperont aussi une place importante. António Guterres défend l’établissement de règles mondiales, alors que plusieurs gouvernements restent divisés sur l’étendue et la forme d’une régulation commune.
Le Moyen-Orient devrait dominer de nombreuses rencontres bilatérales. Les conflits impliquant l’Iran, Israël et les forces houthies ont des conséquences directes sur la sécurité régionale, les routes commerciales et les prix mondiaux de l’énergie.
La guerre en Ukraine demeure un autre dossier central. Le Conseil de sécurité reste paralysé par le droit de veto russe, tandis que les perturbations en mer Noire menacent les exportations de céréales, d’engrais et d’énergie.
Cette session intervient enfin à l’approche de la fin du mandat d’António Guterres en 2026. L’absence de favori clair pour lui succéder alimente les discussions sur l’avenir et la direction de l’organisation.