Au moins 112 000 personnes ont été déplacées à l’intérieur du Yémen en seulement deux semaines par la reprise des combats, selon les informations communiquées par l’Organisation internationale pour les migrations.
Les affrontements se concentrent notamment sur la côte occidentale, où les forces houthies ont progressé dans plusieurs secteurs stratégiques proches de la mer Rouge et du détroit de Bab el-Mandeb.
Près de 3 000 personnes ont également fui par la mer vers Djibouti, souvent à bord d’embarcations surchargées et avec très peu de nourriture, d’eau ou de médicaments.
Djibouti se prépare à accueillir jusqu’à 10 000 réfugiés supplémentaires, une arrivée susceptible d’exercer une forte pression sur ses établissements de santé, ses écoles et ses capacités d’hébergement.
Au Yémen, de nombreuses familles rejoignent des camps déjà confrontés à un manque d’abris, de soins, d’eau potable et de financement humanitaire.
Les Houthis ont multiplié leurs opérations tandis que les forces yéménites soutenues par l’Arabie saoudite ont répondu par des frappes aériennes, ravivant une guerre civile relativement contenue depuis la trêve de 2022.
Les organisations humanitaires avertissent que cette nouvelle vague de violence se superpose à des années de destruction économique et institutionnelle, laissant des millions de personnes dépendantes de l’aide extérieure.
Sources et références
- Reuters — Données de l’OIM sur les déplacements
- Reuters — Témoignages de familles déplacées
- Organisation internationale pour les migrations — Yémen
Photo d’illustration : Asamw / Unsplash.