Vue de Damas illustrant les tensions et les pourparlers régionaux

Des représentants du gouvernement syrien et du Hezbollah libanais auraient tenu en septembre des discussions directes et discrètes en Turquie afin de réduire leurs tensions, selon plusieurs sources citées jeudi 1er octobre par Reuters.

Ces contacts auraient réuni des responsables syriens du renseignement et des affaires étrangères ainsi que des représentants du mouvement libanais. Les services turcs auraient facilité la rencontre dans une logique de désescalade régionale.

Les échanges auraient porté sur le trafic d’armes transfrontalier, la présence présumée de cellules du Hezbollah dans le sud de la Syrie et le risque d’une confrontation plus large entre Damas et le mouvement.

La partie syrienne aurait assuré ne pas vouloir intervenir militairement au Liban pour désarmer le Hezbollah. Le mouvement aurait, de son côté, promis de ne pas s’ingérer dans les affaires intérieures syriennes, sans qu’un accord définitif soit conclu.

La présidence turque et le gouvernement syrien ont toutefois démenti l’existence de cette réunion, qualifiant les informations diffusées d’infondées. Cette contestation officielle impose de présenter le contenu des discussions comme des affirmations de sources et non comme un fait reconnu par les parties.

Les relations se sont fortement tendues depuis la chute de Bachar al-Assad à la fin de 2024. Le Hezbollah avait longtemps envoyé des combattants en Syrie pour soutenir l’ancien pouvoir, tandis que les nouvelles autorités de Damas l’accusent désormais d’activités clandestines.

Même contestée, l’éventualité de tels contacts illustre les efforts visant à contenir les risques de confrontation entre la Syrie et le Liban. Elle souligne également l’ambition de la Turquie de jouer un rôle de médiateur dans la recomposition régionale.

Références

By Boutard

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *