Vue urbaine en Arménie, image illustrative de la COP17

Erevan, 2 novembre 2026. Les pays réunis en Arménie dans le cadre de la COP17 sur la biodiversité ont tracé une feuille de route destinée à accélérer les efforts de protection et de restauration de la nature. Baptisée « Voie d’Erevan », cette orientation intervient à mi-parcours de l’échéance de 2030 fixée par les engagements internationaux.

Le bilan mondial présenté à cette occasion montre que le monde n’est pas sur la bonne trajectoire pour atteindre les objectifs de biodiversité. Les gouvernements doivent donc transformer leurs engagements en mesures concrètes, avec des calendriers, des financements et des mécanismes de suivi plus solides.

La feuille de route vise à donner un nouvel élan à la mise en œuvre des objectifs adoptés par les États. Ceux-ci portent notamment sur la réduction des pressions exercées sur les écosystèmes, la protection des espèces menacées et la restauration des milieux terrestres et marins.

Le financement demeure l’un des principaux défis. Les pays en développement ont besoin de ressources prévisibles pour protéger leurs écosystèmes, renforcer leurs capacités scientifiques et appliquer les politiques de conservation sans compromettre leurs objectifs de développement.

Les Nations Unies rappellent que la perte de biodiversité est liée à plusieurs pressions simultanées, parmi lesquelles la pollution, la destruction des habitats, l’exploitation non durable des ressources et les effets du changement climatique. La réponse doit donc associer les politiques environnementales, économiques et agricoles.

Les engagements ne pourront produire des résultats que s’ils sont traduits dans les politiques nationales et accompagnés d’une coopération internationale durable. Les gouvernements, les collectivités, les communautés locales, les peuples autochtones et le secteur privé ont tous un rôle à jouer dans cette transition.

La « Voie d’Erevan » constitue ainsi une étape politique importante, mais son efficacité dépendra de sa mise en œuvre. À quatre ans de 2030, les prochaines décisions budgétaires et réglementaires seront déterminantes pour mesurer si les pays peuvent réellement enrayer la perte de biodiversité.

Sources : ONU Genève, 1er novembre 2026 ; Nations Unies, « COP17: Nations chart Yerevan Pathway », 1er novembre 2026.

By Boutard

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