La Moldavie a instauré un état d’urgence national de 60 jours dans les secteurs énergétique et hydrologique. La mesure entre en vigueur le 26 septembre et doit permettre au gouvernement d’agir rapidement face aux risques de pénurie.
Le Parlement a approuvé le dispositif par 54 voix contre 20, tandis que 22 députés n’ont pas participé au vote. Le Premier ministre Vasile Tofan a défendu une intervention préventive avant que les difficultés d’approvisionnement ne deviennent une crise ouverte.
Le gouvernement invoque notamment la faiblesse des réserves de carburant et la hausse des coûts de l’énergie liée aux conflits internationaux. Le pays est fortement exposé aux perturbations régionales en raison de sa position entre la Roumanie et l’Ukraine.
Une grave baisse des niveaux d’eau du Dniestr et du Prut aggrave aussi la situation. Ces deux cours d’eau jouent un rôle essentiel pour l’alimentation en eau et pour plusieurs activités économiques du pays.
Le régime d’urgence autorise des mesures temporaires destinées à maintenir les stocks, sécuriser les importations et protéger les infrastructures critiques. Les autorités pourront également donner la priorité aux ménages et aux services essentiels.
Le gouvernement affirme que les décisions devront rester proportionnées à l’évolution des risques. L’objectif déclaré est d’éviter les interruptions tout en limitant les conséquences économiques pour la population.
La Moldavie avait déjà dû adopter des dispositifs d’exception après des perturbations touchant les réseaux énergétiques de la région. Les prochaines semaines permettront d’évaluer si les réserves et les importations suffisent à maintenir la continuité des services.