Les fonds monétaires mondiaux ont enregistré 46,1 milliards de dollars d’entrées nettes durant la semaine achevée le 2 septembre, leur collecte la plus élevée depuis près d’un mois, selon des données de LSEG Lipper.
Les investisseurs recherchent la liquidité
Le regain d’intérêt pour ces placements de court terme traduit une prudence accrue. Les tensions entre les États-Unis et l’Iran, la remontée des prix du pétrole et les ventes sur les marchés obligataires ont poussé de nombreux investisseurs à privilégier des actifs jugés plus liquides.
Les fonds d’actions mondiales ont néanmoins conservé une collecte positive, mais avec de fortes différences régionales. Les fonds américains ont subi des retraits, tandis que l’Europe et l’Asie ont attiré de nouveaux capitaux.
Les taux restent au centre des décisions
Les marchés évaluent le risque qu’une énergie plus chère entretienne l’inflation et retarde un assouplissement monétaire. Dans ce contexte, les supports de court terme deviennent plus attractifs, car ils réduisent l’exposition aux fluctuations des obligations de longue durée.
Aux États-Unis, l’Investment Company Institute a parallèlement signalé une hausse de 44,75 milliards de dollars des actifs des fonds monétaires sur la même semaine, à 7 980 milliards. Les périmètres statistiques diffèrent, mais les deux séries montrent le même mouvement vers la trésorerie.