Le Kremlin a rejeté les accusations formulées par Marine Le Pen et Jordan Bardella, qui ont mis en garde contre toute tentative russe d’influencer la politique française. La réaction de Moscou intervient après une déclaration commune des deux responsables du Rassemblement national.
Dans leur texte, les dirigeants français ont affirmé qu’ils ne toléreraient aucune intimidation, menace, déstabilisation ou pression psychologique exercée par une puissance étrangère. Ils ont explicitement cité la Russie dans cet avertissement.
Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a déclaré que Moscou contestait catégoriquement cette présentation. Selon lui, la Russie ne menace ni la France ni aucun autre pays européen.
Cette passe d’armes illustre le durcissement du débat français sur les relations avec Moscou. Elle intervient dans un contexte européen déjà marqué par la guerre en Ukraine, les sanctions et les inquiétudes concernant les ingérences étrangères.
La déclaration de Marine Le Pen et Jordan Bardella cherche aussi à clarifier leur position face aux soupçons récurrents portant sur les liens historiques entre certains responsables de leur parti et la Russie. Le Kremlin, de son côté, affirme ne chercher ni à dicter ni à influencer la politique française.
Aucune preuve nouvelle d’une opération russe précise n’a été présentée dans cet échange public. Les propos rapportés relèvent donc, à ce stade, d’accusations politiques et de démentis officiels opposés.
L’épisode devrait alimenter les discussions françaises sur la souveraineté, la sécurité nationale et la lutte contre les manipulations de l’information. Il rappelle également que la relation franco-russe demeure un sujet sensible de politique intérieure.