La France a commencé à préparer une nouvelle résolution du Conseil de sécurité des Nations unies concernant le détroit d’Ormuz. Le texte, élaboré en coordination avec les États-Unis, viserait à créer une mission internationale chargée de sécuriser la navigation.
Cette initiative intervient alors que le trafic commercial et énergétique reste fortement perturbé dans cette voie maritime stratégique. Le détroit accueillait avant le conflit une part majeure des exportations mondiales de pétrole et de gaz naturel liquéfié.
Paris souhaite construire une proposition centrée sur la liberté de circulation des navires. Les diplomates chercheraient à éviter une formulation directement dirigée contre l’Iran afin d’obtenir un soutien plus large au Conseil.
Des tentatives précédentes avaient rencontré l’opposition de la Russie et de la Chine. Ces deux membres permanents disposent d’un droit de veto et avaient estimé que les projets antérieurs manquaient d’équilibre.
La montée des prix de l’énergie et les risques pesant sur le commerce mondial pourraient toutefois modifier les positions diplomatiques. De nombreux pays dépendent de cette route pour leurs approvisionnements.
La forme exacte de la mission, ses règles d’engagement et son financement restent à négocier. Une résolution devrait également préciser comment coordonner les forces navales déjà présentes dans la région.
Le projet français marque une nouvelle tentative pour replacer la sécurité maritime sous un cadre multilatéral. Son adoption dépendra de la capacité de Paris et de Washington à convaincre les autres membres du Conseil de sécurité.