Le gouvernement français a abaissé sa prévision de croissance pour 2026 de 0,7 % à 0,5 % et reconnaît désormais qu’il ne pourra pas respecter son objectif de déficit.
Le ministre de l’Économie et des Finances, Roland Lescure, attribue cette révision aux tensions politiques, au renchérissement de l’énergie, aux événements climatiques extrêmes et à l’augmentation des coûts d’emprunt.
L’Insee avait déjà ramené sa propre estimation de croissance à 0,4 %, notamment en raison des effets de la canicule et de difficultés rencontrées dans le secteur aéronautique.
Le gouvernement visait jusqu’ici un déficit public limité à 5 % du produit intérieur brut, mais aucune nouvelle estimation officielle n’a encore été communiquée.
La charge de la dette devrait atteindre environ 65 milliards d’euros, soit 4,5 milliards de plus que prévu, et devenir l’un des premiers postes du budget de l’État.
Le gouverneur de la Banque de France, Emmanuel Moulin, estime que l’économie nationale n’est pas en situation de catastrophe, tout en jugeant indispensable une réduction du déficit.
Le projet de budget pour 2027 doit être présenté au Parlement dans les prochaines semaines, dans un contexte politique tendu à l’approche de l’élection présidentielle.
Références
Photo d’illustration : Rodrigo Kugnharski / Unsplash.