Scène urbaine au Nigeria

Le Parlement nigérian a suspendu ses visites officielles et sa participation aux activités législatives organisées en Afrique du Sud en réaction aux violences visant des migrants africains.

La décision est présentée comme une mesure de protection des ressortissants nigérians et un signal politique fort adressé aux autorités sud-africaines.

Selon les chiffres cités par les responsables nigérians, 98 citoyens du pays auraient perdu la vie depuis 2022 dans des attaques collectives ou motivées par la haine.

La détérioration de la sécurité aurait également conduit 1 695 Nigérians à quitter volontairement l’Afrique du Sud au cours de l’année 2026.

Le boycott concerne le Parlement et non les déplacements du gouvernement fédéral, ce qui laisse ouverts les canaux diplomatiques entre Abuja et Pretoria.

Le ministre sud-africain des Affaires étrangères Ronald Lamola avait réaffirmé en juillet que son gouvernement condamnait la xénophobie et souhaitait apaiser les tensions.

Les deux puissances africaines doivent maintenant trouver des mécanismes concrets de prévention, de poursuite des auteurs et d’indemnisation des victimes pour éviter une crise bilatérale durable.

Références

Photo d’illustration : Namnso Ukpanah / Unsplash.

By Boutard

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