Vue d’une exploitation minière à ciel ouvert

Plusieurs syndicats liés au complexe aurifère Loulo-Gounkoto, au Mali, menacent d’interrompre le travail à partir du 28 septembre. Le mouvement pourrait affecter l’une des principales exploitations d’or du pays.

Les préavis concernent des salariés de SOMILO SA et GOUNKOTO SA, ainsi que des travailleurs d’un prestataire de restauration. Des agents de l’administration minière malienne envisagent également une mobilisation distincte.

Les revendications portent notamment sur le paiement des heures supplémentaires, le remboursement de frais de mission et l’application d’accords conclus avec les employés. Les arrêts annoncés pourraient durer de trois à cinq jours selon les organisations.

Cette tension intervient alors que Barrick Mining a repris le contrôle opérationnel du site après une longue période d’administration étatique. La production a redémarré, mais elle reste inférieure aux niveaux antérieurs.

Le groupe a déclaré environ 190 000 onces d’or produites au cours du premier semestre 2026. Toute interruption prolongée pourrait donc peser sur les objectifs annuels et sur les revenus miniers du Mali.

Dans le même temps, Bamako cherche à renforcer sa maîtrise du secteur extractif et a commencé à renouveler plusieurs permis d’exploration suspendus. Quatorze autorisations auraient été approuvées depuis la fin du mois d’août.

Ni Barrick ni le ministère malien des Mines n’avaient publiquement détaillé leur réponse aux préavis au moment des premières informations. Des négociations restent possibles avant la date annoncée du mouvement.

Sources et références

By Boutard

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