Un couvre-feu nocturne a été imposé à Minna, dans le centre du Nigeria, après des manifestations provoquées par la mort de 37 mineurs détenus par le Corps nigérian de sécurité et de défense civile.
Les victimes avaient été arrêtées lors d’opérations menées les 15 et 16 septembre contre des sites présumés d’extraction illégale d’or. Plusieurs d’entre elles étaient des adolescents âgés de 14 à 18 ans.
Des survivants ont décrit des cellules surpeuplées et insuffisamment ventilées, où les détenus auraient eu de grandes difficultés à respirer. Les autorités avaient d’abord évoqué une possible maladie.
La colère des familles et des habitants a déclenché des rassemblements devant les locaux des services de sécurité. La police a utilisé des gaz lacrymogènes lorsque certains manifestants ont tenté d’endommager des bâtiments publics.
Le président Bola Tinubu a ordonné une enquête complète. Plusieurs responsables, dont le commandant du corps paramilitaire dans l’État du Niger, ont été suspendus dans l’attente des conclusions.
Le gouvernement affirme vouloir poursuivre la lutte contre l’exploitation minière illégale, accusée d’alimenter la contrebande et certains groupes armés, mais insiste désormais sur le respect strict de la loi.
L’inhumation rapide des victimes pourrait toutefois compliquer les examens médico-légaux, tandis que les familles réclament une enquête indépendante, des responsabilités clairement établies et des réparations.
Sources et références
- Reuters — Manifestations et couvre-feu à Minna
- Associated Press — Mort de 37 mineurs en détention
- The Guardian — Témoignages de survivants
Photo d’illustration : Emmanuel Ikwuegbu / Unsplash.